30 juin 2013

Nos étoiles contraires - John Green

« Un jour viendra, ai-je dit, où nous serons tous morts. Tous. Un jour viendra où il ne restera plus aucun être humain pour se rappeler l'existence des hommes. Un jour viendra où il ne restera plus personne pour se souvenir d'Aristote ou de Cléopâtre, encore moins de toi. Tout ce qui a été fait, construit, écrit, pensé et découvert sera oublié et tout ça, ai-je ajouté avec un geste large, n'aura servi à rien. Ce jour viendra bientôt ou dans quelques millions d'années. Quoi qu'il arrive, même si nous survivons à la fin du soleil, nous ne survivrons pas toujours. Du temps s'est écoulé avant que les organismes acquièrent une conscience et il s'en écoulera après. Alors si l'oubli inéluctable de l'humanité t'inquiète, je te conseille de l'ignorer. C'est ce que tout le monde fait. »

Titre original : The Fault in Our Stars
Auteur : John Green
Editeur : Nathan (Jeunesse) 
Nombre de pages : 323 pages
16€


sumé :
Indiana
Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté de l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d'Hazel, qui a peur de s'impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d'amour commence... les entraînant vite dans un projet fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie. 

Mon avis :
Comme le dit une lectrice sur la quatrième de couverture, « c'est l'histoire d'une fille qui a le cancer qui rencontre un garçon qui avait le cancer ». Mais en fait, c'est plus que ça. C'est une histoire de survie, d'amour, d'amitié et de joie. Une histoire qui vous dit qu'il faut profiter à fond de nos journées parce qu'on sait jamais si demain sera la fin. Une histoire qui nous fait rire et qui nous fait pleurer. Un livre dont on ne ressort pas indemne.
La mort fait peur à beaucoup de monde, c'est même un des sujets tabous de notre société. On pense qu'en ne parlant pas de la mort, elle s'éloignera sans faire de victime. Je suis contre cette idée. La mort n'est pas une fin à mes yeux mais un nouveau commencement. Une citation d'Albus Dumbledore dans le dernier Harry Potter me revient à l'esprit : « N'ait pas pitié des morts, Harry. Ait pitié des vivants et de ce qui vivent sans amour. ». Lorsque quelqu'un meurt, les plus meurtris sont ceux qui restent. C'est ce que nous raconte ce livre.
Raconté du point de vue d'Hazel, on suit ces jeunes gens, confrontés à la mort à l'âge où l'ont ne devrait penser qu'à la vie qui nous attends. Attachants, drôles et pertinents dans leur vision du monde, il permettent au livre de ne pas tomber dans le voyeurisme, ni dans le larmoyant. J'aime Hazel qui tente de vivre normalement alors qu'elle est au stade terminal et Augustus, qui soutient ses amis sans faillir.
Terriblement triste, cette histoire est aussi pleine d'espoir. L'espoir du lendemain, l'espoir de continuer à faire des choses, à vivre alors que la mort est à la porte. Gros best-seller aux États-Unis, il m'a intrigué dès sa sortie en français. On parlait d'un livre « merveilleux » mais « triste » et je dois avouer que ces deux adjectifs collés l'un à l'autre m'ont poussés à me le procurer. Je l'ai commencé, en me disant que j'avais le temps avant la fin de la LC... et je l'ai dévoré en deux jours. Je ne pouvais pas me détacher de cette histoire, dès que je devais poser le livre pour faire autre chose, j'y pensais constamment. J'ai ri et pleuré, j'ai espéré et été déçue mais j'ai tourné la dernière page avec un sourire aux lèvres, pleine d'espoir pour l'avenir.

J'ai littéralement été subjuguée par ce livre et comme me l'a dit une amie juste après, « Welcome to the "John Green made me fall in love and broke my heart in 300 pages" club ».


LC organisée par dorothzz :
Biblimi /Bouquinette / Dex / Fantastique Cerise / JohanneL / L. J. Duhrel / Midnight-Sun / paikanne / TetedeLitote / Ritw / Sokitty 

9 commentaires:

  1. Challenge des prochains mois : trouver ce livre en VO et le lire avant la fin de l'année ! Il a l'air tellement bien !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je voulais aussi le lire en VO mais bon, j'ai du me contenter de la version que j'avais sous la main.
      Il est extraordinaire!

      Supprimer
  2. J'y pensais tout le temps aussi après avoir terminé le livre ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah, je suis pas la seule à avoir été obnubilé pendant ma lecture. Impossible de lire autre chose, il fallait que je sache la suite !

      Supprimer
  3. AH AH ! Ton amie a bien raison :-D

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'aurais aimé que ça ne soit pas le cas xD

      Supprimer
  4. Je n'aurais pas pensé à citer Dumbledore pour parler de ce livre^^ mais ce que tu dis est très vrai.
    Je ne sais pas si je le lirai en vo, mais les suivants sûrement !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Moi non plus, je pensais pas le citer en réfléchissant à ma chronique mais en l'écrivant, ça m'est revenu et j'ai trouvé que cette phrase était de contexte.
      Je l'ai lu en VF mais il semblerait qu'en VO, il déchire encore plus le coeur ^^'

      Supprimer
  5. Oh oui, c'est un livre magnifique ! C'est vrai qu'un livre merveilleusement triste ou tristement merveilleux, ça a de quoi titiller la curiosité ^^

    J'adore ta chronique et ton utilisation de Dumbledore :) Je ne peux qu'être d'accord avec tout ce que tu dis, John Green a réalisé un coup de maître sur ce coup !

    C'est la première fois que je visite ton blog, il est super chouette :)

    Au plaisir,
    Manie.

    RépondreSupprimer