26 juillet 2013

La femme à 1000° - Hallgrimur Helgason

« Se dire que les hommes sont plus intelligents que les femmes parce qu'ils connaissent davantage de poèmes et siègent plus nombreux en position de pouvoir est un des mensonge les plus fondamentaux de notre temps. »

Titre original : Konan vio 1000°
Auteur : Hallgrimur Helgason
Éditeur : Presses de la Cité
Nombre de pages : 633 pages
23€

sumé :
Herbjörg Maria Björnsson. Un nom imprononçable que vous n'êtes pas près d'oublier.
Condamnée à vivre dans un garage avec pour seule compagnie son ordinateur portable, une provision de cigarettes et une grenade datant de la fin de la Seconde Guerre mondiale, une octogénaire islandaise atteinte d'un cancer en phase terminale revient sur sa vie en attendant la mort. Car Herra, comme on l'appelle, a beaucoup de choses à raconter. Petite-fille du premier président d’Islande  fille d'une paysanne et du seul nazi islandais avéré, elle a, au fil de son existence mouvementée, vécu al guerre et l'exil, connu beaucoup d'hommes, parfois célèbres, et vu la mort, de bien trop près. Avant de s'envoyer en l'air pour de bon, elle passe en revue son passé et celui de son pays, l'occasion pour elle de régler au passage quelques comptes...

Mon avis :
Enfermée dans un garage avec pour seule compagnie un ordinateur et une vieille grenade, Herbjörg Maria Björnsson se remémore sa vie. Jeune fille seule dans l'Allemagne de la guerre, elle sera ballotée de Hambourg à la Pologne, connaissant des hommes, des bons et des moins bons, qui changeront sa vie.
Sincèrement, j'adore ce genre de livre quand ce sont des personnes âgées qui racontent leur vies mouvementées et là, j'ai été servie. Herra est une vieille peau cynique, que rien n'effraie et qui en a vu des vertes et des pas mûres. Sa vie est fait de haut et de bas, enfin surtout de bas. Jeune fille perdue au milieu de la Seconde Guerre mondiale, maltraitée, passant d'un pays à l'autre, d'une guerre à l'autre sans cesser de continuer à avancer. Après avoir vécu toutes ces aventures avec elle, on plus trop envie de connaître les hommes ! J'ai aussi beaucoup rit sur certains points. Lorsqu'elle repense à sa vie, Herra a des réflexions complètement déjantées sur la vie et sur les hommes. J'en ai relevé quelques unes que je pense garder précieusement parce que je les trouvent assez vraie (comme celle qui sert de citation à cet article).
Le récit est construit comme une mémoire, qui ouvre ses tiroirs un par un. Chaque chapitre conte un bout de la vie de l'auteure, ce n'est pas vraiment dans l'ordre. On suit le cheminement de pensée de Herra, un peu difficilement au début mais avec grand plaisir au fil des pages. De plus, les chapitres sont assez courts (au maximum 10 pages), ce qui permet d'avoir un récit fluide bien que décousu sur le plan chronologique. Je ne voulais pas quitter Herra, j'aurais voulu vivre d'autres histoires avec elle.
Un autre gros point de ce roman sont les descriptions de l'Islande, de cette île aux millions d'îles. J'ai voyagé à travers l'océan Atlantique, montant vers ce Grand Nord pour découvrir une île aux milles facettes que j'ai maintenant, terriblement envie d'aller visiter !

Un livre très riche entre rires et larmes, on n'oublie pas facilement cette femme hors du commun.

1 commentaire:

  1. Je note ce livre pour en parler à ma mère, c'est totalement le genre qu'elle aime. En plus, son anniversaire approchant, cela pourrait être une bonne idée cadeau !

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