24 août 2013

Les Piliers de la Terre - Ken Follett

« Prêter serment, c'est mettre son âme en péril  Ne faites jamais un serment à moins d'être capable de mourir plutôt que de vous parjurer. »

Titre original : The Pillards of the Earth
Auteur : Ken Follett
Éditeur : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 1050 pages
10€

sumé :
Dans l'Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. es fresques se peignent à coups d'épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles... et de saintes ruses. La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

Mon avis :
Entre haine et passion, amour et trahison, la petite ville de Kingsbridge se retrouve au prise avec son époque, devant lutter de toutes ses forces pour accomplir le rêve de son prieur : construire sa propre cathédrale.
Les pavés ne m'impressionnent pas d'habitude mais celui-là est quand même costaud. 1050 pages en format poche, écrit en taille 11, a de quoi effrayer mais pas moi. J'ai beau avoir mis 3 semaines à le lire, je me suis régalée avec cette fresque moyenâgeuse et je vais vous raconter pourquoi.
Tout d'abord, l'histoire en elle-même est passionnante. Il n'y a peut-être pas de grands rebondissements mais l'auteur nous tiens en haleine, de sorte qu'on tourne les pages de plus en plus vite sans s'en rendre compte parce qu'on veut savoir ce qui se passera au chapitre suivant. Tournant autour de la construction d'un cathédrale dans la ville fictive de Kingsbridge, le roman est très documenté, que cela soit sur l'architecture gothique utilisée à l'époque ou sur la vie dans l'Angleterre du XIIe siècle ! C'est un énorme bon point. Il est vraiment que certaines personnes – comme moi – peuvent se lasser des descriptions quelques fois interminables des églises et cathédrales rencontrées tout au long du livre mais il ne faut pas s'arrêter à ça. Ce livre est plus qu'un livre sur une cathédrale au XIIe : c'est un livre sur le XIIe siècle, avec ses traîtrises, ses peurs mais aussi ses superstition et sa religion terriblement ancrée dans la vie populaire. On apprend beaucoup de choses sur cette époque grâce à des personnages très ancrés dans la réalité de l'époque.
Comme je viens de le dire, les personnages sont ancrés dans la réalité de l'époque, bien qu'on puisse en trouver quelques uns très manichéens tel l'évêque de Kingsbridge, Waleran Bigod ou encore le prieur de Kingsbridge, Philip de Gwynedd. Ils sont chacuns les deux faces d'une même pièce à mes yeux. Tandis que l'un semble être le mal incarné – il fera n'importe quoi pour détruire Philip qu'il considère comme son ennemi ultime -, le second est beaucoup trop gentil, pardonnant à tout le monde, tous les maux du monde du simple pêché à la trahison. C'est assez vite lassant et on aimerait que Philip se secoue un peu pour mettre une bonne raclée à Waleran mais rien n'y fait... C'est un peu ça, Les Piliers de la Terre : la lutte du bien contre le mal, de Philip contre Waleran. Aidés chacun par leurs partisans (Tom le bâtisseur de cathédrale pour Philip, William Hamleigh comte de Shiring pour Waleran), ils vont lutter du début jusqu'à la fin pour prendre l'ascendant sur l'autre. Dès que l'un pense avoir enfin touché le but, le second finit toujours par lui mettre des bâtons dans les roues et c'est assez fascinant.
A travers ses personnages, c'est l'Angleterre que Ken Follett nous conte, la grande Angleterre qui arrivera bientôt au fait de sa puissance, l'Angleterre du XIIe qui commence à devenir un géant dans l'Europe nouvelle. On est emporté, par vagues successives, sans pouvoir détacher les yeux de cette histoire époustouflante, qui ne laisse aucun temps mort au lecteur. On en ressort conquis, le cœur gros et on se rend compte qu'on a pas vraiment envie de quitter des personnages que l'on voit vivre depuis tellement de pages.

Une guerre entre deux hommes d'Église qui s'entremêle avec la grande Histoire, pour le plus grand plaisir du lecteur. Un chef-d'œuvre sans commune mesure qui réconcilie avec une des plus belle période de notre histoire : le Moyen-Âge.

5 commentaires:

  1. Moi aussi j'ai aimé cette lecture ! Ta chronique est fidèle à mes impressions =)
    A bientôt ^_^

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    1. Je crois que j'ai trouvé mon coup de coeur de l'année !
      J'ai pas encore trouvé beaucoup de gens qui n'ont pas aimés, je dois l'avouer x)

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  2. J'avoue que je suis tentée par le roman mais le pavé me rebute un peu... Toutefois, avec ta chronique, je pense me lancer!!

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  3. Je viens de découvrir ton joli blog grâce à babelio. Je suis une grande fan de Ken Follet et je te conseille de lire ses autres romans "historiques" qui sont aussi génialissimes.

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  4. Meme si j'adore lire, le nombre impressionnant de pages m'impressionne ! Ça a l'air bien pourtant. J'hésite à me lancer dans le lecture pour le moment mais peut-être que ça viendra

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