21 octobre 2013

John Fitzgerald Kennedy - Frédéric Martinez

« L'important n'est pas ce que tu es mais ce que tu semble être. »


Auteur : Frédéric Martinez
Éditeur : Perrin
Nombre de pages : 340 pages
22€

sumé :
Le héro meurt à la fin. Il avait tout : le charme, la jeunesse, le pouvoir et l'argent. Les coups de feu qui éclatent le 22 novembre 1963, à Dallas, font entrer dans la mythologie du XXe siècle John Fitzgerald Kennedy, idole Technicolor de l'Amérique, paladin d'une époque qui s'achève en roman noir.
On sait depuis que celui qui changea la Maison Blanche en usine à rêves cachait un Don Juan compulsif écumant les studios d'Hollywood. On sait que ce président à la dégaine d'acteur était un homme usé, livrant une lutte quotidienne contre la souffrance. On a tout dit sur son assassinat. Beaucoup moins sur l'homme complexe qui se cache derrière ce sourire de légende, icône flamboyante d'un société du spectacle qui tue ceux qu'elle adore.

Mon avis :
John Fitzgerald Kennedy, le petit fiancé de l'Amérique, l'image même de cette Amérique en Technicolor qui en fait fantasmer plus d'un. John Fitzgerald Kenndy, assassiné en pleine gloire un jour de novembre 1963. Qui était-il vraiment ? A quoi ressemblait son côté sombre ? C'est ce que Frédéric Martinez a tenté de raconter dans cette biographie.
Je l'accorde, il y a un grand nombre de livres sur Kennedy qui sortent en ce moment mais, « anniversaire oblige » non ? 50 ans après son assassinat, il fascine toujours les foules dont moi. C'est pour ça que j'ai demandé à recevoir ce livre lors de la Masse Critique de Babelio en septembre et... je ressors assez mitigée de cette biographie.
La couverture m'avait tapé dans l'œil, le résumé était engageant et plouf, j'ai eu l'impression de regarder un mauvais film en Technicolor. Plus qu'une biographie, Frédéric Martinez démonte un à un tous les mythes et tous les fantasmes qui existent sur Kennedy et sa famille. Toute sa vie est passé au crible – ainsi que la vie de ses parents – et c'est comme si rien n'avait été bon dans ce qu'il a entreprit. Frédéric Martinez nous conte une légende noire, d'un pessimisme rare, comme s'il cherchait à minimiser toutes les bonnes choses qu'à pu faire John au cours de sa ville. Ses virées entre amis ? Occupé à baiser tout ce qui bouge. Son investiture en tant que Sénateur ? Acheté par son père aux Grands Électeurs et j'en passe. Rien de bon n'en ressort et j'ai vraiment détesté ce côté là du récit. De plus, la fin est beaucoup trop abrupte. On s'arrête dans la voiture noire où il va mourir, sans... je sais pas. Comme si l'auteur avait voulu faire un effet de style mais qui a fait l'effet d'un ballon qui se dégonfle pour moi. J'aurais aimé que l'auteur parle de l'après, de ces images si connues de Jackie avec son costume rose plein de sang mais rien. Niet. Nada. C'est dommage et j'ai donc fini le livre sur une impression de bâclé.
En passant outre le problème du pessimisme de l'histoire qu'il raconte, Frédéric Martinez a une écriture addictive qui m'a complètement fasciné. Écrit comme un thriller ou un western, on veut absolument savoir la fin. On la connait cette fin tragique dans cette voiture un beau jour de novembre 1963 et pourtant, on veut savoir comment on arrive à une telle extrémité, à ce jour si funeste. Le point noir, bien que j'ai été emporté par le récit, j'ai souvent butté sur les répétitions qu'on trouve à la fin d'un grand nombre de chapitres. Je dis « les » mais je devrais dire « la » répétition qui a fini par m'exaspérer et que je « sautais » à certains moments car, en plus d'être trop souvent là, je la trouvait bizarre à l'oreille. C'est la phrase « Et il sourit, Jack sourit » - avec quelques modifications au fil du livre – qui lorsqu'elle apparaissait me faisait lever les yeux au ciel parce que bon, je comprends l'effet de style que l'auteur à tenté de faire mais là, c'était juste trop. Encore un mauvais bon point pour ce roman qui me tentait tellement.

Pour conclure, je ne saurais pas vraiment dire s'il m'a plus ou non. En effet, j'ai aimé le style mais je n'ai pas aimé l'histoire – ce qui est un problème en soi. Je crois que je me ferais un véritable avis dans quelques jours/semaines, lorsque le livre aura bien décanté. A ce moment-là, je verrais bien quel sentiment me viendra en y pensant. A l'heure actuelle, je ne le vous conseillerais mais en même temps, faites vous votre propre avis sur ce livre.


Merci à Babelio et aux éditions Perrin pour ce Partenariat !

2 commentaires:

  1. J'aime beaucoup ton blog, je trouve le design MAGNIFIQUE ! (Ca c'est dit !)
    Sinon, j'ai bien envie de lire cette biographie, il est vrai qu'on entend beaucoup de choses sur Kennedy : des rumeurs : du vrai, du faux.
    Souvent comme toi, je préfère le style de l'auteur même si le contenu est assez moyen
    Comme tu dis, peut être que dans plusieurs jours ou semaines tu pourras dire ton avis !

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    1. Merci, merci mais je dois avouer qu'il n'est pas de moi mais d'une amie qui est une virtuose de PhotoShop/Filtre :D
      Ça fait 5 jours et j'arrive toujours pas à finaliser mon avis, ce livre-là est, je crois, le plus difficile sur lequel j'ai écrit une chronique...

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