12 mars 2014

L'Art du jeu - Chad Harbach

« Etre humain, fondamentalement, c'était être en vie, avoir accès à la beauté, être parfois capable de la créer, mais devoir un jour mourir et en être terrifié. »


Je l'avoue, j'aurais déjà du le lire l'année dernière lorsque je l'ai reçu mais le résumé ne me disait rien du tout. C'est après que ma mère m'ait dit qu'elle avait beaucoup aimé que je me suis penchée dessus pour voir ce qu'il en découlerait. Et j'ai adoré.
On suit Henry Skrimshander, un joueur de baseball dans un college du Wisconsin qui, après avoir raté une balle facile et blessé un de ses amis, va se retrouver confronté à de nouveaux choix de vie. Plus qu'un simple roman sur le sport, c'est un roman sur les limites de l'ambition, sur la rédemption aussi et surtout sur l'amitié. On s'attache très vite à Henry, jeune assez timide qui n'a qu'une ambition qu'il n'ose avouer : battre le record de son idole. Il est le point central du roman et tous les autres personnages gravitent autour de lui, de façon plus ou moins proche. Au fil des pages, on découvre Affenlight, directeur du college, sa fille Pella, Schwartz le chef de l'équipe de baseball ainsi qu'Owen, le meilleur ami d'Henry. Chacun à leur façon nous offrent un questionnement sur nous-même, sur la vision qu'on a de notre avenir ainsi que les limites que l'on se met chaque jour, à chaque pas. Il est difficile de ressortir de ce pavé en se disant « Je ne me suis reconnu dans aucun d'entre eux » parce que leurs histoires et leurs questionnements sont tellement différents qu'ils couvrent un large panel.
Les chapitres sont courts – il y a plus de 70 pour 700 pages environ –, alternant d'histoire à chaque fois, offrant comme un suspense à la fin de chacun : « Que va-t-il faire ? ». C'est un peu frustrant pour certaines histoires mais en même temps, ça donne envie au lecteur de partir plus loin, de continuer pour découvrir la suite. Il est possible que certains n'apprécient pas cette multitude de personnages dans lesquels on risque de se perdre mais ils sont un point fort au roman. Ils sont attachants et je n'avais pas envie de voir le roman se finir. Lorsque j'ai tourné la dernière page, j'ai passé encore quelques jours à Westish, dans ma tête, parce que je voulais pas quitter ces personnages qui m'ont charmé.
Wisconsin

Ce roman est brut de décoffrage, cette histoire offerte au lecteur par un auteur qui aura mis 10 ans à écrire cette petite pépite que je vais garder précieusement dans ma bibliothèque pour le relire un jour.




The Art of Fielding, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Dominique Defert, Chad Harbach. Le Livre de Poche (2013). 695 pages. 8,10€.

3 commentaires:

  1. Repéré pour sa couverture, ton avis me tente fichtrement envie !

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    1. Il est fantastique. Aujourd'hui encore, j'ai des étoiles dans les yeux quand j'y repense ! *.*

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  2. Je note ! Hop, billet ajouté !

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