15 juin 2014

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee

« Le courage, c'est savoir que tu pars battu, mais d'agir quand même sans s'arrêter. »


Aujourd'hui, je vais vous parler d'un classique de la littérature américaine, couronné par le Pulitzer en 1961. J'avais déjà tenté de le lire adolescente, sans succès avant de me relancer cette semaine. J'ai découvert une pépite qui mérite entièrement toutes les éloges qu'elle a eu. On suis l'histoire de la famille Finch, Atticus le père et Scout et Jem, les enfants dans les années 30, dans une petite localité d'Alabama. Cette année-là, le père est commis d'office pour défendre un noir accusé par une blanche de l'avoir violé.
Les seuls souvenirs qu'il me restait de ma première tentative de lecture était une maison effrayante autour de laquelle tournait les enfants et où se terrait un homme depuis plus de vingt ans. J'ai retrouvé cette maison et cet homme et cette fois, j'ai pris plaisir à découvrir le pourquoi du comment, ce qui n'avait pas été le cas il y a quelques années.
On suis leur histoire du point de vue de Scout, une petite fille d'environ dix ans durant une grande partie du roman. Ce point de vue est très intéressant car il offre une vision rempli d'innocence sur les faits et gestes des adultes du roman. En même temps, Scout reste une enfant très débrouillarde et à certains moments, on en oublierais presque qu'elle n'a même pas dix ans, avec ses raisonnements pleins de lucidité sur le monde qui l'entoure. J'ai été charmé par la personnalité d'Atticus parce que contrairement à ses contemporains blancs, il ne diabolise pas les Noirs. Il m'a plu parce qu'il cherche toujours à connaître l'envers du décor avant de se décider. Sa plaidoirie lors du procès Tom Robinson m'a chamboulé, m'ouvrant encore plus les yeux sur l'horreur de la ségrégation raciale.
Ce roman pousse le lecteur au questionnement, à la remise en cause de ce qu'il connaît, de ce qu'il croit. Publié en 1960 en pleine avancée des droits civiques américains, il a fait un tollé à sa parution, ce qui compréhensible. Harper Lee, sous couvert d'une simple histoire sur la ségrégation raciale des années 30, nous offre un plaidoyer sur l'acceptation de la différence, sur le vivre ensemble et surtout, sur les conséquences que la peur de l'autre peuvent engendrer. Je l'aurais fini adolescente, il m'aurait permis de grandir et m'aurait donné un voie de réflexion sur ces sujets.


Malgré que je ne sois plus dans l'adolescence, ce livre a beaucoup de chance de me rester en mémoire pendant longtemps. Porté par des personnages forts et une histoire qui fait se questionner le lecteur sur lui-même, ce roman est un bijou littéraire qui a très bien vieilli et qui, 50 ans après sa parution, reste toujours d'actualité dans les thèmes qu'il aborde.

To Kill a Mockingbird, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Isabelle Stoïanov et Isabelle Hauser, Harper Lee. Le Livre de Poche (2006). 434 pages. 6,50€.

10 commentaires:

  1. Je l'ai en version originale dans ma PAL, je pense qu'il fera partie de mes prochaines lectures ; j'espère qu'il me plaira autant qu'à toi :)

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  2. Un roman qu'il faut que je lise absolument cet été! =)

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  3. Toujours pas lu, j'espère le lire bientôt tant je lis d'éloges dessus :)

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  4. Tiens, je n'avais jamais pris le temps de me pencher sur ce roman. Et là, ton avis retient toute mon attention ! Je vais le mettre dans ma Wish, et merci pour ton avis !

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    1. Si ça t'as donné envie de le lire, j'ai atteins mon but avec succès !

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  5. Ce livre m'a grandement touché mais je pense que quand je l'ai lu c'était à la même période où toi tu l'as lu également donc je sais que si je le relis je risque de découvrir d'autre point tout autant magnifique. Surtout que ce n'est pas commun de faire parler une enfant de dix tout au long de ce livre mais j'ai adoré ce côté si car les enfants sont souvent aptes à voir le monde de manière différente.

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  6. Un livre qui m'a sincèrement surprise...je l'ai lu parce qu'il est présenté par beaucoup comme un incontournable ou, du moins, comme un livre percutant et qui laisse un puissant souvenir à ses lecteurs. Je me suis dit pourquoi pas ? Et dès le début j'ai aimé alors que je partais un peu hésitante. Très très bonne lecture, que je conseillerais vraiment à tout le monde ! ^^

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