21 août 2014

Fleur et Sang - François Vallejo

« Même si un médecin doute d'un médicament, s'il n'en a pas d'autre, il le prescrit. »



Cette chronique portera aujourd'hui sur un livre sur lequel, j'ai du mal à me décider si je l'ai aimé ou pas : Fleur et Sang de François Vallejo.
Dans ce roman, on suit deux histoires en parallèles dans deux périodes historiques bien différentes mais liées sans aucun doute. La première est celle de Urbain Delatour, apprenti chirurgien-apothicaire au XVIIe siècle, la seconde est celle d’Étienne Delatour, son descendant, chirurgien au XXIe siècle. De par sa syntaxe assez désuète, ce roman n'est pas facile à appréhender et tous les lecteurs n'y trouveront pas le plaisir escompté. J'ai du relire certaines phrases deux fois pour les comprendre entièrement. Et vous savez, chez lecteurs, ce que je peux détester ça, devoir relire pour comprendre une phrase. Si la lecteur n'est pas lisse, j'ai tendance à mal digérer ma lecture.
Dès les premières pages, on se rend bien compte que la médecine n'est qu'un prétexte et que ce livre tourne plus autour de l’apprentissage de la vie et de l'amour que du métier de chirurgien. Le champ lexical de la médecine reste très présent, les sentiments amoureux sont mis en image grâce à lui mais ce sont les femmes et la déraison qu'amène l'amour qui sont au centre de tout. Ce qui m'a laissé assez de marbre, je dois l'avouer. J'ai eu envie de claquer les deux pendant de nombreuses pages, à être aussi idiot et indécis, changeant d'avis comme de chaussettes. Sérieusement ? Soit c'est oui, soit c'est non, arrêtez de toujours tourner autour du pot pendant 10 ans.
De par l'alternance des points de vue, passant d'Urbain à Étienne à chaque chapitre, on découvre que ces deux histoires n'en sont qu'une seule finalement, se déroulant à deux époques distinctes mais étant semblables en tout point. L'auteur nous montre les ravages qu'entraînent de grandes responsabilités dans des mains inadaptées, la montée en puissance et la douloureuse chute qui la suit obligatoirement. Ce côté là de l'histoire m'a beaucoup plu - même si elle est secondaire - parce que j'ai aimé la façon dont l'auteur la montre, sans jugement. Ça doit être l'un des seuls bon point de cette lecture.

Je ressort assez mitigée sur ce roman. Je ne l'ai pas adoré au point de lui vouer un culte mais dans le même temps, il ne m'a pas ennuyé. J'en ressors donc assez neutre, comme si le lire ne m'avait rien apporté, ni de bon, ni de mauvais. Pourtant François Vallejo nous a concocté ce roman comme un exemple de l'éternel recommencement du monde dans lequel nous vivons, des erreurs qui sont commises à chaque génération qui oublie d'écouter les conseils de leurs aïeuls.

Fleur et sang, François Vallejo. Viviane Hamy (2014). 259 pages. 19€.

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