1 septembre 2014

De l'eau pour les éléphants - Sara Gruen

« Tout n'est qu'illusion Jacob, et c'est bien ainsi. C'est ce qu'on nous demande, ce qu'on attends de nous. »


J'ai, comme beaucoup, découvert ce roman lorsque son adaptation cinématographique est sorti au cinéma. Autant le film ne m'a jamais tenté – je n'aime pas Robert Pattinson, c'est physique, j'y peux rien – autant le livre m'a attiré très vite. Maintenant que je l'ai lu, je peux dire que ce fut une belle découverte.
C'est l'histoire de Jacob Jankowski, jeune étudiant vétérinaire à Stanford qui fuit l'université après avoir appris le décès prématuré de ses parents et la perte de l'entreprise familiale. C'est aussi l'histoire du cirque des frères Benzini, de l'envers de son décor de rêve. C'est aussi un roman sur les problèmes américains des années 30 entre la crise et la Prohibition.
C'est tout ces choses-là et bien plus encore. C'est une jolie histoire sur l'envers du décor des cirques de l'époque, sur les ouvriers échangeables à souhait, sur les animaux maltraités. Je n'ai pas été aussi emballée que je m'y attendais même si ce roman fut une bonne découverte. J'ai aimé suivre l'aventure de Jacob dans ce lieu unique en son genre, son apprentissage de la vie auprès de la jolie cavalière Marlène et de Rosie, une éléphante pas si bête qu'on le pense.
Cet improbable et attachant trio va vivre une année haute en couleurs. Raconté du point de vue de Jacob, qui se remémore son histoire dans sa maison de retraite 60 ans plus tard, on est emporté dans une déferlante de sentiments. On rit, on s'attendrit mais on ressent aussi beaucoup de tristesse au travers de ses pages.
Le vieux Jacob est l'un des personnages les plus attachants que j'ai rencontré lors de mes pérégrinations littéraires. Il est drôle, caustique et n'a pas l'intention de se laisser faire par les aides-soignantes. Il est en clair, beaucoup plus intéressant que lui-même jeune, un peu trop impulsif. Mais le centre de ce roman, la vraie raison de le lire est Rosie, cette éléphante qui ne sait rien faire. On s'attache tellement à cet animal imposant qui nous montre combien les animaux ont autant de sentiments que nous.

Pourtant, ce roman n'est pas un coup de cœur. J'ai aimé l'histoire, les personnages mais ça s'arrête là. Je n'ai pas été emporté plus que ça part ce roman alors que j'en avais entendu de nombreux éloges.

Water for elephants, traduit de l'anglais (Canada), Sara Gruen. Le Livre de Poche (2011). 471 pages.7,10€.

2 commentaires:

  1. Contente que ce roman t'ait plu aussi :) Il avait été un gros coup de coeur pour moi mais je n'en avais pas lu beaucoup d'avis auparavant. C'est souvent le problème lorsqu'il y a un grand nombre de critiques enthousiastes, on s'attend à quelque chose de vraiment exceptionnel et on prend le risque d'être un peu "déçu" :(

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  2. Ton avis me refroidit légèrement, mais comme il est dans ma PAL depuis toujours, il peux bien y rester un moment encore!

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