15 septembre 2014

Hérétiques - Leonardo Padura

« Le bonheur est un état fragile, parfois instantané, comme un éclair. »


C'est l'histoire d'un tableau volé à une famille juive qui tentait d'entrer à Cuba en 1939 ainsi que celle du descendant de la famille qui, en 2007, cherche à comprendre où était ce tableau pendant toutes ses années C'est aussi l'histoire d'un jeune juif qui, bravant les interdits, devint élève de Rembrandt dans la Amsterdam du XVIIe siècle et celle d'une jeune fille qui cherche à retrouver sa meilleure amie.
Divisé en trois Livres et une Genèse, ce roman en fait pas dans la facilité. Son pitch est compliqué et pourtant, au fil des pages, on découvre que tout s'emboîte à merveille. J'ai aimé suivre ces multiples histoires au fil des siècles et des pays, essayer de comprendre avant le dénouement pourquoi tout est lié. Plus qu'un roman sur le judaïsme, c'est une fable sur la place de libre-arbitre des hommes face à la religion.
Les personnages sont caricaturaux, en particulier le détective,Mario Conde. J'ai découvert au fil de ma lecture qu'il était en fait le héros de cette « saga » de Leonardo Padura mais ça ne change rien. L'ancien flic à la retraite qui vit pauvrement mais qui se jette la tête la première dans les histoires bizarres, c'est du déjà-vu. Il m'a très vite exaspéré et j'ai vraiment préféré tous les gens qu'il côtoie.
L'autre problème de ce roman c'est qu'il est long... très long. 600 pages, ce n'est pas rien surtout quand on a l'impression que l'intrigue n'avance pas. J'avoue, j'ai sauté toute la deuxième partie parce qu'elle m'ennuyait à mourir. Avec moins de pages, l'auteur aurait réussi à me garder éveillé et j'aurais bien mieux profité de ma lecture, c'est bien dommage.

Si vous vous attendez à un roman sur la spoliation des juifs durant la guerre, passez votre chemin mais si vous voulez découvrir quelque chose d'unique, n'hésitez pas. De nombreuses histoires s'entrechoquent dans ce roman, ayant toutes pour point commun la religion et sa place dans le libre-arbitre des hommes au fil des siècles. De fausses pistes en impasses, d'Amsterdam au XVIIe à Cuba au XXIe siècle, Leonardo Padura nous fait voyager. Dommage que l'intrigue avance si lentement...

Herejes, traduit de l'espagnol (Cuba) par Elena Sayas, Leonardo Padura. Métailié (2014). 603 pages. 19€.

1 commentaire:

  1. J'avais lu de cet auteur "L'homme qui aimait les chiens" et c'était... spécial... Je m'étais un peu ennuyée pendant cette longue lecture, et pourtant mon impression globale est bonne. Un auteur difficile à aborder.

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