23 novembre 2014

Le Jeu de l'Assassin - Amy Raby



En ce début de semaine, je vais vous parler d'un ouvrage lu sur ma tablette, « gagné » lors de l'opération #OP1000K de Bragelonne/Milady/Castelmore cette semaine.
Dans ce roman, l'auteur mêle activement la fantasy la plus simple avec des éléments de romance très (trop) présents. On a un univers avec deux pays en guerre, une héroïne assassin, un héro pas toujours très futé et une histoire qui entremêle politique, meurtre et amour. Pas très engageant tout cela, pourtant l'auteur à le truc pour maintenir de lecteur attentif à son récit. Je l'avoue, ce livre ne m'a pas transcendé, c'est gentillet mais au bout d'un moment, la romance commence à légèrement prendre le dessus et ça m'a vite lassé.
L'héroïne, Vitala, est une tueuse chargée d'assassiner l'Empereur Lucien qui martyrise son peuple. C'est ce côté de l'intrigue qui m'a fait tilt en lisant le résumé, les assassins femmes ne sont pas courant en fantasy mais, ça a fait un petit flop. Premièrement, pourquoi lorsque l’assassin est une femme, elle se sent obligée d'utiliser de ses charmes pour tuer sa cible ? C'est trop cliché. Deuxièmement, elle tombe amoureuse de sa cible. Sérieusement? Une femme, c'est pas juste un tas de cellules qui n'attendent que de trouver le grand amour...Lucien lui est un grand naïf. Déjà, il tombe direct sous son charme là aussi. Genre, c'est l'Empereur et il tombe raide dingue d'une roturière comme ça. S'il vous plaît, on est pas dans un Harlequin. Bref.
Pourtant, malgré ce côté qui m'a exaspérée, Amy Raby a réussi à me garder attentive jusqu'au bout de son récit – même si la fin se devine aisément dès le milieu du bouquin. J'avais envie de savoir comment Vitala et Lucien allait s'en sortir, comment ils allaient réussir à récupérer le trône de ce dernier. Et malgré la pauvreté de l'intrigue politique, on est pris dans l'histoire assez facilement. J'attends toujours beaucoup de la fantasy, en particulier celle de ce genre et là, je suis un peu déçue de ma lecture. J'aurais aimé plus d'action – et ne pas découvrir la fin avant la fin – et de sang pour casser le côté gnangnan de l'amour entre Lucien et Vitala.
Le style de l'auteur est très simple mais les descriptions de l'univers créé sont magnifiques. Il y a assez de description pour permettre au lecteur de se faire sa propre carte du monde. J'ai aussi beaucoup aimé les références à l'Antiquité romaine apportée par l'auteur. Tout d'abord les noms des personnages « Nigellus », « Quincius », tous dans un pur style romain mais aussi l'organisation de l'armée, en centuries. Passionnée d'Histoire, ces petites utilisation m’ont bien plu.

Dans un style simple, l'auteur nous livre un ouvrage de fantasy assez bon mais gâché par une trop grande place laissée à la romance, qui en devient longue et ennuyeuse. Un ouvrage qui casse pas trois pattes à un canard mais qui offre quand un bon moment de lecture. Vite lu, vite oublié.

Assassin's Gambit, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Leslie Damant-Jeandel, Amy Raby. Bragelonne (2014). 314 pages. 6€.

1 commentaire:

  1. Nos avis sont très différents sur ce livre ! Personnellement, j'ai apprécié ma lecture et ne me suis pas posée de questions... mais je comprends totalement ce qui t'as dérangée et ton ressenti : Vitala tient plus de la mante religieuse que de l'assassin.. :/

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