6 novembre 2014

Les Ch'tits hommes libres - Terry Pratchett

« Ni rwa ! Ni rinne ! Ni djeus ! Ni maets ! Fini de s'faire avwar ! »


Après avoir avoué à une amie que je n'avais jamais lu Terry Pratchett, elle m'a prêté cet ouvrage ci, un des Romans du Disque-Monde. Connaissant de réputation l'auteur, je m'attendais à passer un bon moment et ce fut bien le cas !
Ce tome est centré sur la rencontre entre Tiphaine Patraque, l'héritière des Mémé Patraque et des Nac Mac Feegle, aussi connus sous le noms des Ch'tits hommes libres. Le ton est donné dès les premières pages avec la découverte de Tiphaine, une petite fille pas comme les autres. Avide de savoir, elle est la digne héritière de sa sorcière de grand-mère. Quand son frère est enlevé, elle obtient l'aide inattendu de petits hommes bleus, les Nac Mac Feegle. C'est un humour bien à part, parsemé de références douteuses et de jeux de mots à deux balles mais qui touchent juste à chaque fois. Quand une drôle de petits fille, des voleurs miniatures et un crapaud qui parle se rencontrent, ça fait des étincelles. Miyards, c'est aussi la façon bien à eux de parler des Nac Mac Feegle qu'il est drôle d'essayer d'imiter.
C'est une histoire de rêves, de rêves dans les rêves, de faux rêves et de faux rêves, de mangeurs de rêves aussi. C'est décalé et absurde mais on en redemande parce que c'est addictif. Malgré le ton très jeunesse de l'histoire, le style reste d'un niveau assez élevé avec une traduction fantastique qui semble suivre à merveilles les folies de l'originale. La quête de Tiphaine, partie à la recherche de son petit frère passe vite au deuxième plan face à une histoire qui part dans tous les sens. On ne sait plus ce quel est le rêve ou la réalité et puis, qui dit que les deux ne sont tous simplement pas la même chose ?

J'aime et j'en redemande. C'est un récit complètement décalé, bourré de références et de blagues potaches que nous offre Terry Pratchett dans cette aventure. Malgré un style assez jeunesse, la traduction reste de bon facture et on est vite pris au jeu de cette histoire sans queue, ni tête mais toujours très drôle.

The Wee Free Men, traduit de l'anglais par Patrick Couton, Terry Pratchett. L'Atalante (2006). 328 pages. 17€.

1 commentaire:

  1. Je n'ai toujours rien lu de cet auteur, encore une lacune honteuse ^^

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