20 février 2015

L'Oiseau de mauvais augure - Camilla Läckberg

« Son visage sans maquillage trahissait la résignation qu'il avait déjà vu tant de fois. C'était une expression que prenaient les proches des victimes une fois le choc passé, lorsqu'ils comprenaient enfin pleinement l'irrévocabilité de la mort. »


Quatrième tome des aventures d'Erica Falck et Patrick Hedström, encore un livre que je m'étais promis de lire juste après le tome précédent sans que je le fasse. Il s'est donc passé près d'un an depuis ma chronique du Tailleur de pierre en avril 2014. Bref.
En en disant peu, Camille Läckberg à le chic pour attraper son lecteur grâce à des petits intermèdes en italiques. Intermèdes qui, au fil des chapitres, prennent sens et orientent le lecteur sur la piste du tueur, sans jamais dévoiler son identité trop tôt. A chaque tome, Camilla Läckberg arrive à berner son lecteur jusqu'au bout, jusqu'aux dernières pages mais cette fois-ci, le suspense fut rompu beaucoup trop tôt dans la lecture. Au 2/3 du roman, j'avais compris le lien entre tous les événements et découvert (enfin plutôt soupçonné) l'identité du garçon des passages en italiques – soupçons qui furent confirmés à la fin.
De plus, parlons en de la fin qui vient bien trop vite. Ce tome là est beaucoup plus court que les précédents – et les suivants – de la saga et ça se ressent dans l'intrigue. Certaines choses sont expédiées un peu trop facilement et le dénouement se fait en quelques lignes à peine. Hop, Patrick a une illumination et pouf 4 pages plus tard, tout est fini. Alors oui, Patrick est un bon enquêteur mais là, faut pas pousser mémé dans les orties. Par contre, l'épilogue est bon, digne de cette très bonne auteure avec un dénouement qui pousse le lecteur vers le tome suivant, L'Enfant allemand.
La relation entre Erica et sa sœur, qui est très importante dans ce tome, m'a beaucoup plu. On en apprends un peu plus pour Anna et elle mérite vraiment de retrouver un peu de bonheur. J'ai pourtant trouvé Erica très en retrait dans ce tome, elle est de moins en moins centrale depuis le premier, face à son inspecteur de police de mari. C'est dommage, j'avais adorée la Princesse de glace en particulier pour Erica. Espérons qu'elle quitte cette place de femme-au-foyer vite vite. Une des force de cette série – présente dans ce tome – est cette famille, Erica, Patrick et Maja, autour de qui, tout tourne – même si, depuis leur arrivée dans la bourgade, les meurtres s'accumulent à un rythme fou, bref, passons.

Une intrigue que l'on comprend trop facile, des indices gros comme des toits de maison qui enlève tout suspense sur l'identité du tueur font de ce tome l'un des moins bons de la série. Espérons que le prochain tome, L'Enfant allemand, reprenne du poil de la bête et nous balance de nouveau, un mystère doublé d'un suspense qui tient la route jusqu'au bout.

Olycksfagen, traduit du suédois par Lena Grumbach, Camilla Läckberg. Actes Noirs (2010). 363 pages. 22€.

2 commentaires:

  1. Je suis une grande fan de Läckberg, j'ai adoré l'oiseau de mauvais augure, je n'ai rien vu venir mais c'est surtout à cause de ma grande naïveté ;)

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