27 mars 2015

Gretel and the dark - Eliza Granville

« Peut-être est-ce ce qui arrive quand on invente des histoires à l'intérieur d'histoires qui sont elles-mêmes des contes de fées : elles deviennent horriblement réelles. »


Pour commencer ce week-end en beauté, j'ai envie de vous parler d'un ouvrage publié chez les éditions Miroboles au début du mois : Gretel and the dark d'Eliza Granville. L'ouvrage s'ouvre sur une scène étrange, rappelant par bien des aspects le conte d'Hansel et Gretl. On ne sait pas trop où l'ont est, on ne sait pas trop si c'est un rêve ou la réalité améliorée. Puis, le lieu change, on se retrouve en 1899 en Allemagne, dans la maison du docteur Breuer qui vient d’accueillir une jeune femme bien étrange, qui dit être une machine. Au chapitre suivant, nouveau changement de décor, cette fois nous suivons Krysta, une petite fille malpolie qui va, difficilement, découvrir la réalité de la vie.
Alternant les chapitres entre ces deux histoire, Eliza Granvile  ouvre les portes, d'abord doucement, des contes de fées de notre enfance, les maniant avec brio et les modifiant à son gré. La Princesse au petit pois n'est plus allongées des matelas mais sur de la paille tandis que Hansel et Gretel n'ont pas trouvé la maison de la Sorcière mais on suivi le Joueur de Flûte de Hamelin. Tout se mélange, tout se rencontre sans jamais se confondre. Le lecteur juste assez pour être pris la toile tissée par l'auteur autour de ses personnages. Il ne faut pas chercher à tout comprendre de suite, il faut se laisser porter par cette atmosphère sombre et par ces personnages qui semblent hors du temps. Au fil des pages, des chapitres, les informations se recoupent, se lient entre elles et tout devient de plus clair mais jusqu'au bout, l'auteure garde une grande part de mystère sur la réalité de ces histoires.

De Hansel et Gretel à la Princesse au petit pois, Eliza Granville revisite, à sa manière, les contes de fées de notre enfance. Avec une pincées de noir, une cuillère de trash et une louche de fantastique, le tout saupoudré d'une époque où le rêve fut banni, l'auteur nous emporte dans cette histoire dont on ne sait si elle est réelle ou imaginaire. Premier roman de l'auteur, n’hésitez plus à découvrir cet univers qui ne laissera pas indifférent.

Gretel and the dark, traduit de l'anglais par Carine Bruy, Eliza Granville. Mirobole éditions (2015). 440 pages. 22€.

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