7 juin 2015

Les Nuits de laitue - Vanessa Barbara


La Rentrée Littéraire commence en juin chez moi et j'adore ça. Pour redémarrer ce blog du bon pied, je vais vous parler d'un roman que vous ne risquer pas de rater sur les tables des librairies à la Rentrée vu sa couverture colorée !
Bienvenue dans ce village de doux dingues perdu dans leur jolie campagne. Centré autour d'Otto, un vieillard aigri qui n'aime pas ses voisins, on découvre des personnages loufoques mais toujours attendrissants. Alors que sa femme Ada est morte quelques semaines plus tôt, Otto se rend compte que ses voisins lui cachent quelque chose. Assis dans son canapé, face aux œillets planté par Ada, il invente la vie qu'il entends à travers les murs et cherche à découvrir la vérité.
Le début est drôle, caustique et on cherche à en découvrir plus sur ces personnages incongrus. Le pharmacien obsédé par les effets secondaires indésirables des médicaments qui rêve d'être une star de la natation mondiale, le facteur qui ne livre jamais la bonne personne pour créer des liens entre les habitants du village et puis M. Taniguchi, qui est plus important qu'on ne le croit, qui a passé 30 ans dans la jungle philippine à faire la guérilla pensant que la Seconde Guerre mondiale était toujours en cours.
On s'attache à ces drôles de gens, pas bien méchant mais un peu saoulant tous rassemblé au même endroit. Puis, on se rend compte par petites touches qu'ils cachent tous quelque chose à Otto. Ne vous attendez pas à une enquête même loufoque, c'est juste un petit vieux qui se pose des questions. Certaines réflexions sont drôles, d'autres très mignonnes mais rien de bien inoubliable. Au vu du résumé, je m'attendais à rigoler plus que ça mais au bout d'un moment, le texte perd en rythme et les sous-entendus font plouf. Il aurait fallu un peu plus de loufoquerie, ou de suspense, concernant la résolution du mystère, qui arrive comme un cheveu sur la soupe. C'est dommage parce que celui-ci aurait pu devenir une immense blague à lui seul.

Un ouvrage à la couverture qui attire l'oeil au premier regard mais qui ne restera pas dans les mémoires très longtemps. Un humour caustique qui perd sa saveur au fil des pages et un dénouement qui tombe comme un cheveux sur la soupe font de ce livre ma première déception de la Rentrée Littéraire. Pourtant, l'éditrice en disant le plus grand bien...

Noites el Alface, traduit du portugais (Brésil) par Dominique Nédellec, Vanessa Barbara. Zulma (2015). 223 pages. 17,50€.

1 commentaire:

  1. La couverture est magnifique! L'histoire a l'air génial également, j'aime bien les romans qui réunissent des personnages hétéroclites et loufoques. Je prends note!

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