4 juillet 2015

Le crime du comte Neville - Amélie Nothomb

« Ce qui est monstrueux n'est pas nécessairement indigne. »


J'aime Amelie depuis dix ans, j'ai lu tous ses ouvrages et plus les années passent, moins je l'attends avec impatience. Sur les 5 dernières années, le seul qui m'ait un tant soit peu plu fut La nostalgie heureuse il y a deux ans. Alors cette année, j'avais beaucoup d'appréhension.
Cette année, elle a décidée de s'attaquer à la grande bourgeoisie belge dont elle est originaire en racontant l'histoire d'un comte a qui une voyante annonce qu'il tuera un invité lors de sa prochaine soirée. Le pitch est drôle, le pitch est emballant à souhait et le récit dedans a de gros bons points mais quelques faiblesses aussi.
C'est drôle , c'est vrai et une grande partie du livre est très divertissante. Les questionnements du comte sur qui il pourrait tuer, ses tergiversions sur l'indignité pour un homme de son rang de tuer un invité. Amélie racontait s'être inspiré de son père pour son personnage principal, son père qui considérerait ça plus indigne que monstrueux de tuer quelqu'un. Et c'est vrai que le comte Neville ne voit pas les choses de la même façon que le commun de mortel.
Le problème de l’ouvrage, c'est qu'en milieu de parcours, il s'affuble d'une faiblesse lourde : un personnage secondaire inintéressant à mes yeux. La proposition de la fille du comte Neville tombe comme un cheveu sur la soupe et est mal formulée. J'ai perdu beaucoup d'enthousiasme à ce moment-là mais j'ai continué ma lecture. Heureusement, la fin rattrape un peu les choses. On sourit de nouveau devant le déroulement de la soirée en question et sur son dénouement, inattendu.

Un nouveau Amélie Nothomb pour la Rentrée Littéraire, rien de bien original. Un Amélie Nothomb pas trop catastrophique, qui fait sourire et ne laisse pas un goût amer à la fin de la lecture, c'est un peu plus original ces dernières années. On reste cependant très loin encore de ses premiers romans, petites pépites de mordant et d'humour noir.

Le crime du comte Neville, Amélie Nothomb. Albin Michel (2015). 135 pages. 15€.

2 commentaires:

  1. J'accroche peu avec son style...donc je passerai mon tour mais je sais qu'elle a des inconditionnelles et vu le temps qu'elle prend pour tous les remercier lors de salons, je me dis qu'elle mérite son succès !

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