8 octobre 2015

Adieu Jérusalem - Alexandra Schwartzbrod


« Les chercheurs n'étaient décidément pas des gens agréables. »


Trouvé dans ma médiathèque parisienne, j'ai été intéressé par le résumé qui présumait un bon thriller géo-politique mais le problème fut que, je l'ai trouvé au rayon SF. Vous êtes bien gentils les messieurs et les dames du lieu mais c'est pleins de choses cet ouvrage mais pas de la SF ou alors, tous les romans racontant des événements qui ne se sont pas passés sont de la SF.
Bref, après cette petite mise au point, passons aux choses sérieuses. J'ai bien aimé ce roman, qui m'a peut-être pas « tenu en haleine » mais qui a su me tenir intéressée par les événements jusqu'au bout. A travers une dizaine de protagonistes aux quatre coins du monde, on suit l'épidémie de peste à la Mecque lors du hajj et ses répercussions à travers le monde, et en particulier dans Jérusalem. Malgré quelques longueurs et des personnages dont je n'ai pas saisi l'intérêt, l'auteur tient son histoire.
C'est bien tourné et c'est crédible tout le long. Grâce à ses personnages bons ou mauvais, attachants ou au contraire, repoussants, chaque lecteur trouvera quelqu'un à qui s'accrocher. Ou une partie de l'histoire à laquelle s'intéresser le plus.Tous les événements centrés sur la Mecque m'ont passionné, par les personnages forts que l'auteur à su créer tandis que les épisodes à Jérusalem m'ont plus lassée. Malgré une grosse, grosse dose de géopolitique et d'explications en tout genre, le roman garde un rythme et une intrigue mouvementée tout du long. Ma déception est qu'il n'y a pas véritablement de fin. On ne sait pas comment les événements finissent, si la peste prend fin, si les troubles se calment, rien. Un peu comme si l'auteur ne savait pas, ne se sentait pas, apte à finir son histoire.

Un bon policier géo-politique, qui casse pas trois pattes à un canard certes, mais qui se laisse lire. Le fait qu'il est reçu le Grand Prix de littérature policière en 2010 me laisse toutefois perplexe.

Adieu Jérusalem, Alexandre Schwartzbord. Stock (2010). 397 pages. 20,99€.

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