11 novembre 2015

Blitz, tome 1 : Black-Out - Connie Willis

« Ne pas savoir. C'est la seule chose que les historiens ne comprendraient jamais. Ils pouvaient observer les gens de la période, vivre avec eux, tenter de se mettre à leur place, mais ils ne ressentiraient jamais ce qu'ils éprouvaient. »


Aaaaah, encore un livre sorti de ma Wish-List grâce au prêt d'une amie qui était assez dubitative sur le roman – surtout sur la fin. Ayant beaucoup d'espoirs dans cet ouvrage, mon avis risque d'être plus rude que prévu. Bardé de prix prestigieux dans le milieu de la littérature de l'Imaginaire, on ne peut pas le louper.
Je ne me suis pas ennuyée un instant, enfin au début. Donc parlons du début. On suit trois historiens de 2060, envoyés en 1940 sur plusieurs lieux importants de ce début de guerre pour l'étudier. It's sounds exciting, yes ? Voilà pourquoi ce livre me faisait de l'oeil, ayant une licence d'Histoire, ça m'a gentiment fait rêver cette possibilité. L'un est sur l'évacuation de Dunkerque, la seconde en plein Blitz londonien et la troisième s'intéresse aux enfants évacués dans les campagnes. Ils ne devraient pas se croiser, étant loin les uns des autres et pas vraiment aux mêmes moments dans le passé. Pourtant, quelque chose cloche.
Les 500 premières pages m'ont emportées, grâce à ces superbes et très documentées description de l’Angleterre dans la guerre. On sent que l'auteur a fait des recherches sur tout ce dont elle parle et qu'elle maîtrise son sujet sur le bout des doigts. Rien que pour pouvoir donner les dates exactes des bombardements de telle ou telle station de métro. J'ai vraiment trouvé ça intéressant, parce que c'est sans moment de creux tout en nous apprenant des choses. De plus, Connie Willis a créé trois personnages auxquels on finis par s'attacher, par leur caractères et mais surtout, par les déboires qu'ils finissent pas subir. Tout va pour le mieux, en pleine guerre, nos trois historiens font leur recherche mais à l'heure du départ, un problème se pose : le portail vers 2060 ne s'ouvre plus. Et personne ne vient les chercher. Pourquoi ?
Commence alors une course contre la montre pour les trois, à la recherche des uns et des autres, dans l'espoir qu'un autre portail s'ouvre... Leur vie aussi devient plus difficile, n'ayant plus les connaissances pour survivre au milieu de ce chaos. Là encore, c'était toujours passionnant mais j'ai fini par perdre le fil. Je... 800 pages, c'est long, trop long pour moi. Je me rends compte que mon attention ne tiens plus aussi longtemps qu'avant. Et il n'y a pas de fin. C'est comme si le roman avait été coupé en deux par l'éditeur – chose qui arrive bien plus souvent qu'on croit. J'ai le sentiment d'avoir été flouée là... Pourtant, l'écriture de Connie Willis est géniale, elle est très descriptive sans jamais un trop plein inutile. Son imagination est sensationnelle aussi, elle a vraiment réfléchi et travailler sur les moindres aspects de son histoire.


Un roman de science-fiction qui m'a plus jusqu'à ce que son nombre incroyable de pages ait raison de ma patience tout comme sa fin qui n'en est pas une. J'ai pourtant aimé les personnages, l'intrigue et j'aimerais savoir comment ils vont s'en sortir mais je ne suis pas sur d'avoir envie de me plonger dans les 950 pages du tome 2...


Black-Out, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Joëlle Wintrebert, Connie Willis. J'ai Lu (2014). 796 pages. 9,90€. 

1 commentaire:

  1. C'est dommage, ça se lit tout seul ^^ Gros coup de coeur pour ce diptyque chez moi :)

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