10 mars 2016

Boston Girl - Anita Diamant

« Selon le Talmud, si un cortège funéraire et un cortège nuptial se croisent, la fête de mariage a la priorité. La vie prime sur la mort. »


Addie Baum a 85 ans quand débute son histoire. Enfin plutôt quand elle débute son histoire. Repartant 70 ans plus tôt, elle raconte son histoire à sa petite-fille, partant du jour où les choses ont basculés : son intégration au Club du samedi.
On tombe dans cette famille pas vraiment soudée du début du siècle, avec des parents immigrés polonais et trois filles très tentées par la vie américaine dans sa plus pure tradition. On subit les engueulades, les crises de nerfs et surtout la matriarche d'Europe de l'Est qui ne supporte pas l'Amérique avec Addie. Certaines réflexion de sa mère m'a sérieusement fait bondir d'horreur sur de la condition féminine mais sans elle, le livre perdrait en saveur.
Face à cette femme très fermée, on trouve les nouvelles amies d'Addie, des jeunes femmes un plus vieille qu'elle – elle n'a que 15 ans – mais qui vont l'intégrer à leur Club très vite. J'ai aimé suivre les aventures de ces nanas très libre dans une époque encore très restrictives pour elle. Elles m'ont fait rire, sourire, m'ont amusées et même réussi à me toucher. C'est l'histoire de leur émancipation face à la société encore très stricte de l'époque, toute ensemble contre le monde.
La vie d'Addie n'est pas de tout repos. Elle nous raconte 15 ans de celle-ci mais c'est déjà énorme sur ces 85 ans d'existence. Je me suis attachée à elle dès les premières pages et j'ai suivi les rebondissements de son existence avec beaucoup de plaisir. Ce n'est pas toujours drôle, tout ne se passe pas comme elle le voudrait mais elle est touchante, créative, attachante, souvent mal à l'aise et pas sûre d'elle tout au long du roman. J'aimerais bien devenir une vieille dame avec autant de choses à raconter plus tard !


A travers l'histoire d'Addie, Anita Diamant nous conte avec brio la vie d'une famille d'immigrés, ses difficultés, ses joies, ses amours dans le Boston de 1920-1930.C'est pas un roman qui changera quelque chose dans l'histoire de la littérature mais c'est passionnant, touchant, drôle, impertinent parfois bref : Parfait !


Boston Girl, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Sarah Dali, Anita Diamant. Hugo Roman (2016). 342 pages. 17,50€.

2 commentaires:

  1. J'ai lu ton avis en diagonale même si j'ai noté à la fin que tu le trouvais parfait...Je suis en train de le lire ;)

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