7 juillet 2016

Carnaval - Ray Celestin

« Un foyer, ce n'est pas là où on vit mais là où on aimerait bien mourir. »

Le titre français est bien moins bon que le titre anglais, « The Axeman's Jazz », qui correspond plus à la réalité. Il n'est ici pas question d'un carnaval mais d'un tueur en série, armé d'une hache, massacrant des couples dans leur maison, en laissant pour tout indice des cartes de Tarot. C'est aussi un tueur qui semble passionné par le jazz, la musique de la Nouvelle-Orléans. Ce roman, c'est le rythme dans la peau qu'on le lit. Le jazz est partout et il peut prendre l'envie au lecteur d'en écouter lui aussi, Louis Armstrong en tête. Pourtant, c'est aussi un livre d'une violence extrême, de par la ville où elle se déroule. Le racisme est omniprésent et ne laisse personne en paix.
Quatre personnages vont partir à la chasse au tueur : Talbot, un officier de police avec un gros secret qui joue sa place sur ce dossier. Il est attachant, plein de bons sentiments aussi mais en restant toujours très droit dans ses bottes. On a aussi Riley, qui a reçu un étrange courrier, une lettre du tueur. Antipathique à souhait, il est doté d'une morale pas franchement des plus nobles. Puis vient D'Andrea, un flic ripou tout juste sorti de prison lancé sur ses traces par son mentor, le chef de la Mafia. Et surtout, ma favorite, Ida, une jeune fille imprudente à souhait, armé de son seul culot, qui va tenter de résoudre l'affaire avec son copain, Lewis Armstrong.
La Nouvelle-Orléans, c'est une ville construite sur un mélange des cultures très important, où toutes les communautés se côtoie, se frôle sans jamais se mélanger. Lorsque le tueur commence à tueur des italiens, c'est tout Little Italy qui est secouée. L'Homme à la hache a vraiment existé mais aujourd'hui encore, on ne sait pas qui il est alors Ray Célestin a décidé de lui donner un nom et une raison. L'intrigue est construite comme une toile d'araignée, que chaque personne tente de démêler chacun de son côté, trouvant des indices du puzzle, qui des fois se recoupent, des fois s'éloignent les uns des autres.

Un super roman, une intrigue menant en swingant par l'auteur, une ville que l'on découvre loin de son meilleur jour mais pour notre plus grand plaisir. Des personnages attachants, drôles, pleins de ressources et ne résolution d'enquête qui tient la route. Moi, je dis bravo !

The Axeman's Jazz, traduit de l'anglais par Jean Szlamowicz, Ray Celestin. 10-18 (2016). 523 pages. 8,80€.

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