1 juillet 2016

Carrie - Stephen King

« C'est un de ces spectacles devant lesquels ou bien on se tord de rire,ou on devient fou. »

Carrie, c'est le premier roman de Stephen King, bien qu'il ne l'aime pas tant que ça. Carrie, c'est cette jeune fille martyrisée par ses camarades de classe parce qu'elle est différente, parce qu'elle a une mère ultra-fondamentaliste. Carrie, c'est une jeune fille de seize ans qui déclare un don de télékinésie lors de ses premières règles. Carrie, c'est une jeune fille qui va perdre pied lors d'une ultime blague de ses camarades.
Carrie, c'est un roman qui m'a grandement plu, bien que les débuts aient été fastidieux. Cette scène dans la douche, violente dans sa description, a commencé par me mettre mal à l'aise. On se sent à la place de Carrie elle-même et ce n'est pas agréable pour le lecteur. Carrie, c'est aussi cette mère fanatique qui l'a embrigadé depuis l'enfance et qui l'a rendue si étrange aux yeux des autres. Cette mère effrayée par sa fille depuis son enfance, sans avoir de moyen de la canaliser.
Carrie, c'est un personnage qui nous touche et nous dégoûte, en alternance. C'est une gamine mal dans sa peau sur laquelle on pourrait se reconnaître si elle n'était pas si étrange. Ce sont ses pouvoirs qui vont la sauver, à prix tellement élevé qu'il en devient effrayant. Carrie, c'est la fille que Sue, une de ses camarades, voudrait prendre sous son aile mais sans le dire. Elle va pousser son petit ami à l'inviter au bal de fin d'année, pour le meilleur et pour l'horreur. Carrie, c'est la fille que ce petit ami, Tommy, souhaite aussi prendre sous son aile.
Carrie, c'est ces derniers chapitres, ces scènes violentes, pleines d'hémoglobine et de flammes, qui baffe le lecteur. J'en ai fait quelques cauchemars, il faut l'avouer. Carrie, c'est un bal de fin d'année qui devient un piège mortel pour les jeunes coincés là-bas. La description de l'électrocution ne m'a pas laissé indifférente, sensationnellement parlant, par rapport aux nombreuses descriptions de feu qui jalonne cette histoire.

Carrie, c'est un roman à lire. Ne pas passer à côté de ce premier roman de Stephen King, qui use de toutes les ficelles qui font sa renommée depuis plus de 40 ans. Ce n'est pas son meilleur parait-il mais il est indispensable dans son œuvre si foisonnante. Carrie, c'est les premiers pas d'un grand auteur à travers une histoire qui fait froid dans le dos.

Carrie, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Henri Robillot, Stephen King. Le Livre de Poche (2010). 282 pages. 6,60€.

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